L’université de Bordeaux devient membre associé de l’I2EN

L’université de Bordeaux devient membre associé de l’I2EN

L’I2EN (Institut International de l’Energie Nucléaire), organisme qui fédère les formations supérieures françaises dans le secteur nucléaire, est l’interlocuteur « formation » de l’industrie nucléaire au niveau national et international. L’université de Bordeaux vient de rejoindre officiellement l’I2EN en tant que membre associé. La signature de cette charte officialise le partenariat existant depuis de nombreuses années entre l’I2EN et le Master de Physique Fondamentale et Applications – parcours Instrumentation Nucléaire, formation dont le CENBG est également partenaire.
Étude des réactions neutroniques : la « méthode de substitution » tient ses promesses

Étude des réactions neutroniques : la « méthode de substitution » tient ses promesses

Cette méthode envisage de simplifier l’étude des réactions neutroniques sur les noyaux instables. Testée dans l’installation ALTO d’IJCLab dans le cadre d’une collaboration menée par des équipes du CENBG et du CEA-DAM Ile-de-France, elle fait à nouveau la preuve de son efficacité en déterminant pour la première fois, simultanément, les sections efficaces induites par neutron de fission et de capture radiative du plutonium 239. Les résultats sont publiés dans Physical Review Let.

Sections efficaces de fission du 239Pu induites par des neutrons.

Contact CENBG :

Beatriz JURADO

Plateforme PRISNA : un laboratoire de Marseille (CPPM) installe un détecteur Germanium

Plateforme PRISNA : un laboratoire de Marseille (CPPM) installe un détecteur Germanium

Dans le cadre du projet ORCA, une équipe du Centre de Physique des Particules de Marseille – CPPM est venue installer un détecteur Germanium dans un des blindage bas bruit de la plateforme PRISNA du CENBG pour mesurer son bruit de fond.

L’équipe KM3NeT/ORCA avec le détecteur Germanium dans la plateforme PRISNA

Ce détecteur sera par la suite installé en permanence sur le plancher océanique (par 3000m de fond) au large de Toulon pour aller mesurer et surveiller la radioactivité des fonds sous-marins sur le long terme.

    Contact CENBG : Cédric CERNA

    Les jets des quasars : des accélérateurs de particules sur des milliers d’années-lumière

    Les jets des quasars : des accélérateurs de particules sur des milliers d’années-lumière

    Une collaboration regroupant des scientifiques de 13 pays, et notamment du CENBG, vient de démontrer que l’émission gamma de très haute énergie des quasars, galaxies au cœur très énergétique, s’étend sur plusieurs milliers d’années-lumière, le long d’un jet de plasma. Cette découverte a été publiée le 18 juin 2020 dans la revue Nature.

    Image composite de Centaurus A révélant les jets émergeant du trou noir central et l’émission gamma © DR

    Contact CENBG : Benoît LOTT

    La cartographie la plus complète du ciel à très haute énergie jamais réalisée

    La cartographie la plus complète du ciel à très haute énergie jamais réalisée

    La collaboration internationale Fermi-LAT présente deux nouveaux catalogues établis avec les données recueillies ces 8 dernières années par le télescope LAT, qui observe les rayons gamma (0.05 GeV-1 TeV) depuis le satellite Fermi lancé en 2008. Baptisés 4FGL et 4LAC, enrichis de milliers de nouvelles sources, ces catalogues représentent des avancées majeures dans la connaissance du ciel en rayons gamma à très haute énergie.

    Carte du ciel fermi nasa @Nasa

    Publié conjointement, le catalogue 4LAC se concentre sur les noyaux actifs de galaxie et devient également le plus important établi à très haute énergie ; il a été produit par la même équipe au CENBG Groupe Astroparticules, en collaboration avec des membres de l’Agence Spatiale Italienne.

      Contact CENBG : Benoît LOTT

      Dans un nouvel article de Nature Physics, Double Chooz publie des valeurs actualisées de θ13 et des flux de neutrinos de réacteurs

      Dans un nouvel article de Nature Physics, Double Chooz publie des valeurs actualisées de θ13 et des flux de neutrinos de réacteurs

      Depuis l’arrêt de ses détecteurs début 2018, la collaboratoin Double Chooz poursuit l’analyse de ses données afin de parvenir à la valeur la plus proche qui soit de θ13, valeur qui caractérise la troisième oscillation des neutrinos.

      Les chercheurs ont également mesuré avec une précision jamais encore atteinte le flux de neutrinos émis par les réactions de fission des réacteurs nucélaires ainsi que d’autres valeurs associées.

      Ces résultats sont rassemblées dans un article paru lundi 20 avril 202 dans « Nature Physics » [1] signé par Hervé de Kerret et al.

      THE LATEST RESULTS OF DOUBLE CHOOZ :

      Θ13 NEUTRINO OSCILLATION AND REACTOR NEUTRINO PHYSICS PRECISION

      On Monday 20, April 2020, the Double Chooz international collaboration (100 scientists in 25 institutions over 7 countries ; Brazil, France, Germany, Japan, Spain, Russia and USA) published its latest result in Nature Physics (Hervé de Kerret et al). The experiment is located in the LNCA laboratory CNRS/IN2P3-CEA within the Chooz nuclear reactor of Electricité de France (EDF). This publication condenses about 10 years of work and the latest techniques of reactor neutrino analysis developed by the collaboration to yield its latest insight in θ13 and other key measurements of high precision in reactor neutrino physics. APC gave key contributions to the project.

      The measurement of θ13 within the 2011-2012 was one of the most important breakthroughs in the establishment of the neutrino oscillation phenomenon, whose model was conceived to explain about 50 years of world experimental data thanks to a major phenomenology effort. Although the model was well established as the most coherent solution to the “solar and atmospheric anomalies” since early 2000, the observation of θ13 was the ultimate confirmation, as it was the main testable prediction of the model. Indeed, the Nobel Prize in Physics was awarded shortly after (2015) to the SNO (Canada based – Dr McDonald awarded) and Super-Kamiokande (Japan based – Dr Kajita awarded) experiments for the phenomenon discovery with solar and atmospheric neutrinos. However, the θ13 brought one extra surprise : its “large” value (compared to expectations) makes it possible to measure a CP violation phase in the leptonic mixing sector of the Standard Model of Particle Physics ; up to several orders of magnitude higher than the observed values in the quark sector. The exact fraction of CP-violation remains unknown but the current evidence favours large values indeed. Thus, this scenario brings hope for a less distant future explanation behind the so far observed and still non-understood matter-antimatter asymmetry in the Universe during formation (see for instance : http://www.cnrs.fr/fr/ou-est-passee…).

      The main challenge behind the measurement of θ13 has been the extreme control of experimental systematics, where new record of sub-percent precision in neutrino physics was achieved. Hence, the agreement of the three redundant experiments — Double Chooz (France), Daya Bay (China) and RENO (South Korea) — is key to ensure both precision and accuracy of the measurement world-wide. The latest result of Double Chooz [sin2(2θ13)=0.105±0.014] comes along with a unique analysis carefully scrutinising the accuracy ; i.e. possible bias effects. Despite the overall consistency found (≤2σ), the latest central value is slightly higher. The measurement is so difficult that, as of today, there is no foreseeable improvement ahead. In this publication, Double Chooz exploits its single and simplest geometry (“iso-flux”) multiple detector configurations to realise among the most precise measurements of the reactor neutrino flux today. The latest data demonstrates a large spectral distorsion (first reported by Double Chooz in 2014), very consistent with Daya Bay data, as well as the world most precise flux measurement via the mean-cross section per fission [5.71±0.06× 10−43 cm2]. Double Chooz was also able to turn its θ13 measurement to probe the consistency of the standard reactor flux uncertainties, which is found to be significantly underestimated. Thus, indirectly, the latest result is consistent with a likely recognition of our poorer understanding of a reactor neutrino flux, as compared to other more exotic hypotheses that cannot be fully ruled out neither.

      The latest analysis pioneers a new technique for neutrino detection, called total neutron capture, enabling a major increase in statistics and the reduction of the most complex detection systematics. Such a technique was expected to be impossible during the detection construction, so that the precision in the detector volume knowledge was relaxed. This knowledge could be recovered during the (ongoing) detector dismantling. The Double Chooz ultimate precision is still expected to improve significantly for the next and last publication, for which analysis is currently ongoing with more data.

      CENBG staff involve :

      The CENBG Laboratory team has played major role in the Double Chooz experiment at both technical and scientific level. Major contributions have been made for the instrumentation (E. Chauveau — DAQ system, trigger optimization, detector commissioning), and physics analysis (E. Chauveau, C. Jollet and A. Meregaglia for the energy calibration, study of the muon induced background : fast neutrons and cosmogenic nuclei, and residual neutrinos observation).

      Publication Nature Physics Double Chooz
      Nature Physics Double Chooz Article@IN2P3 : in preparation
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