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Tri d’énergie d’excitation dans la fission (Le démon de Maxwell au niveau nucléaire)

K.H. Schmidt, B. Jurado, Visiteur EFNUDAT, CENBG Groupe ACEN
Vendredi 1 octobre 2010 à 10h30 - salle des Séminaires

Des expériences récentes apportent la preuve que des noyaux modérément excités ont une température constante, qui ne dépend pas de l’énergie. Il est montré que ceci a des conséquences inattendues. En particulier, deux noyaux modérément excités mis en contact thermique se comportent d’une façon surprenante. L énergie d’excitation s’écoule du noyau plus chaud vers le noyau plus froid jusqu’à ce que toute l’énergie thermique du noyau chaud soit épuisée. Ceci contraste avec toute autre objet dans la nature qui atteint l’équilibre thermique avant que toute l’énergie ne soit transférée. Maxwell avait remarqué qu’un tri d’énergie de molécules de gaz violerait la deuxième loi de la thermodynamique. Il avait imaginé un démon qui triait les molécules par rapport à leurs vitesses en ouvrant et en fermant une porte entre deux compartiments d’une chambre à gaz. Dans ce séminaire il va être démontré que le démon de Maxwell se manifeste dans la fission nucléaire par le nombre de neutrons émis en fonction de la masse des fragments. Le tri d’énergie explique pourquoi une énergie initiale plus importante se traduit par une augmentation du nombre de neutrons émis par les fragments lourds seulement. Cette observation qui date des années 1960 restait sans explication jusqu’au présent. En plus, l’effet commun de l’évolution de forme vers la scission et le processus de tri d’énergie favorise la production des fragments à Z pair dans le groupe léger. Un modèle schématique est proposé qui résout l’énigme des structures complexes de l’effet pair-impair qui persiste depuis longtemps.