Partenaires

CNRS IN2P3 CNRS


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > FRANCAIS > Thématiques de recherche > Radioactivité & Environnement > Rôle des interactions radioéléments-microorganismes dans des sites liés au nucléaire > Des sites d’étude pour le stockage des déchets radioactifs en couches géologiques profondes > Sites expérimentaux français et suisse


Sites expérimentaux français et suisse

Nous participons depuis 2004 à des études sur des sites expérimentaux français (Meuse/Haute-Marne de l’ANDRA) et suisse (Mont Terri, consortium international).

Le site français de l'ANDRA (Laboratoire de Recherche Souterrain de Meuse/Haute-Marne) Le site expérimental suisse (Mont Terri - Jura suisse)

Ce travail, mené de 2004 à 2007 dans le cadre de la thèse de Sébastien Poulain, constituait la première étude de la microbiologie de l’argile à Opalinus (Suisse) et de l’argilite du Callovo-Oxfordien (France) par les techniques de biologie moléculaire, avec identification systématique des souches microbiennes détectées. Les résultats obtenus ont conduit à la mise en évidence pour la première fois de l’existence vraisemblable de microorganismes autochtones dans l’argile à Opalinus du Mont Terri, avec l’identification de deux souches d’espèces nouvellement décrites. Les investigations microbiologiques réalisées indiquent qu’une très faible concentration microbienne est vraisemblablement présente initialement dans ces formations argileuses en cours d’évaluation pour le stockage à long terme de déchets radioactifs. En outre, ces analyses indiquent que les bactéries et champignons introduits en environnement souterrain constitueront la part la plus importante des microorganismes susceptibles de se trouver à proximité des déchets radioactifs dans le cadre d’un éventuel stockage.

Après la recherche d’organismes autochtones, afin de caractériser les microorganismes introduits dans l’environnement souterrain du laboratoire de recherche de Meuse/Haute-Marne, nous avons effectué des prélèvements au niveau de la zone d’argile endommagée par le creusement. Ces échantillonnages ont été réalisés dans l’air ambiant d’une galerie par exposition de boîtes de Pétri, ainsi qu’en paroi par grattage de l’argilite superficielle de fenêtres dédiées. Un suivi microbiologique a été effectué à intervalles de temps réguliers : 48 h après achèvement de l’excavation de la galerie, puis après 3, 6, 9, 12 et 18 mois. Une collection d’une trentaine de souches bactériennes et fongiques cultivables a été obtenue à l’issue de ces prélèvements. Une partie de ces microorganismes a fait l’objet d’une identification par séquençage d’ADN et ont été étudiées en conditions alcalines (jusqu’à pH 10). Nous avons pu déterminer les souches d’intérêt pour des études futures sur la croissance en conditions alcalines.

En effet, les conditions physico-chimiques auxquelles seront soumises ces bactéries en cas de stockage seront de hautes températures (jusqu’à 90°C), de forts pH (jusqu’à 12), de forts taux de radiation mais aussi le manque d’oxygène et de fortes teneurs en nitrates et il est absolument nécessaire de les étudier en conditions proches de la réalité.