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POST-DOC

- Offre d’emploi POST-DOC

La radiothérapie utilise souvent des photons X (dits de Bremsstrahlung) créés lors du ralentissement de faisceaux d’électrons dans un convertisseur constitué de matériaux lourds. Dans les hôpitaux, ces faisceaux d’électrons sont générés à l’aide d’accélérateurs commerciaux, avec une énergie cinétique de plusieurs MeV. Dans le cadre des traitements de radiothérapie, les doses locales délivrées au patient par irradiation avec les faisceaux d’électrons ou d’X sont monitorées à l’aide de chambres d’ionisation. Cependant, les propriétés et caractéristiques précises des faisceaux utilisés (distributions en énergie, spatiale et angulaire) ne sont pas connues au niveau du patient. Les hôpitaux disposent seulement de données succinctes fournies pour la source mais ne disposent ni de méthodologies expérimentales simples pour réaliser des mesures indépendantes ni de la géométrie détaillée des appareils qui permettrait de calculer les caractéristiques des faisceaux produits de façon fiable. Ceci est un frein au développement de plans de traitement plus précis basés sur de nouveaux algorithmes de calcul de doses déposées dans le patient. Ces données sont par ailleurs nécessaires pour évaluer la dose intégrale reçue par le patient. L’importance de l’évaluation de la dose intégrale reçue par le patient lors d’une radiothérapie est justifiée par le fait que les effets iatrogènes tardifs de la radiothérapie sont non seulement dus aux doses élevées délivrées dans les champs d’irradiation, mais résultent également des plus faibles doses reçues au voisinage et à distance des volumes à traiter. Ces doses ont de multiples sources : rayonnements diffusés par le patient, par le système de collimation et par les différents éléments de l’irradiateur. Les progrès réalisés dans les techniques de radiothérapie, et l’amélioration des protocoles de traitement, n’éliminent pas ces rayonnements. Il est donc indispensable de pouvoir évaluer la dose aux tissus sains à distance des faisceaux de radiothérapie ( dose intégrale, corps-entier). Cette évaluation sera nécessairement basée sur des simulations. Pour cela, Il est indispensable de pouvoir vérifier la fiabilité des codes utilisés en réalisant des mesures précises et différenciées des différents rayonnements en présence.

Le projet présenté ici consiste à développer un instrument de caractérisation des faisceaux de photons utilisés en radiothérapie X ou qui sont créés de façon annexe lors de radiothérapies par électrons. Il s’intègre parfaitement dans le contexte aquitain de développement des activités de recherche en physique et optique et vient renforcer l’interface optique physique et radiothérapie (IOPRA) entre des services universitaires de radiothérapie (physique médicale) et de physique fondamentale récemment créée et soutenue par le conseil régional d’Aquitaine. Les acteurs de ce projet sont l’Institut Bergonié (Centre de Lutte Contre le Cancer et Université Bordeaux 2), le Centre d’Etude des Lasers Intenses en Aquitaine (CELIA, CNRS, Université Bordeaux1 et CEA) et le Centre d’Etudes Nucléaires de Bordeaux Gradignan, (CENBG, IN2P3-CNRS et Université Bordeaux1).

Le post doctorant effectuera son travail au sein du groupe ENL du CENBG. Le recrutement doit intervenir au plus tard en juillet 2013. Le candidat doit être familier avec les techniques de détection et de simulation de la physique nucléaire et de la physique des particules. Dans un premier temps, il aura à évaluer par des simulations la faisabilité d’un spectromètre compton compact adapté à la mesure de photons dans une gamme d’énergie de 1 MeV à 20 MeV.

Contact : F Hannachi hannachi@cenbg.in2p3.fr tel : 05 57 12 08 39